Category Long-métrage

11.11.18 : Soldat inconnu

Novembre, 1918. Deux sapeurs télégraphistes reviennent dans leur tranchée avec un message capital : l’armistice a été signé. Seulement, leur camp vient d’être bombardé et leurs supérieurs ont déjà prévu la contre-attaque. Les deux héros vont devoir convaincre leurs compatriotes que la guerre est terminée avant que la riposte ne soit engagée…

11.11.18 : le décor en huis clos

Vivre l’aventure du début à la fin sans jamais en sortir !

Se positionner dans un huis clos nous paraît comme une évidence après avoir fait le choix d’une vue subjective et d’un plan-séquence. Il est dans la continuité des limitations que nous nous sommes imposées et appuie l’idée de confinement sur ces hommes. Le ciel garde toujours le même symbole, celui du seul échappatoire.

Notre volonté est de suivre des soldats en conditions réelles, des hommes qui pouvaient passer des mois entiers sans quitter la tranchée à un point tel que celle-ci est devenu leur maison : un logis où la mort était omniprésente, infesté de maladies, sans aucun confort, où ils ne dormaient que d’un œil à cause des bombardements et craignaient sans cesse l’annonce d’un nouvel assaut.

La tranchée étant le symbole universel de la Grande Guerre, il permet de constituer une base solide et historique. Cette tranchée en tant que huis clos rejoint donc le plan-séquence et la vue subjective afin de former un trio inhérent à ce projet. Permettant ainsi de vivre une expérience complète et inédite.

Django Schrevens,
Antoine Sauwen,
Sébastien Plazaneix,
Yvain De Ryck

11.11.18 : le plan-séquence

Le plan-séquence renforce le réalisme. Qui dit plan-séquence en vue subjective, dit l’immersion dans la peau d’un soldat durant une heure et demie.

Pour le spectateur tout comme pour le soldat, il n’y a pas d’échappatoire possible. Il doit affronter chaque minute sans répit et sans temps mort, en ne prenant compte qu’un seul point de vue, celui du soldat qu’il incarne.

La question de la temporalité est d’autant plus forte dans un plan-séquence car il n’y a pas de place pour les ellipses et les pauses. De la première image du film jusqu’au début du générique de fin, nous sommes dans le même espace temps. Si un assaut est annoncé dans 15 minutes, il aura lieu dans 15 minutes.

Nos inspirations en la matière sont La corde d’Alfred Hitchcock, Birdman d’Alejandro G. Iñárritu, Victoria de Sebastian Schipper et L’Arche russe d’Aleksandr Sokurov.

Django Schrevens,
Antoine Sauwen,
Sébastien Plazaneix,
Yvain De Ryck

11.11.18 : la vision subjective

À travers la vision subjective, nous voulons plonger le spectateur au cœur d’une tranchée.

En rompant le quatrième mur, les personnages invitent le spectateur à prendre sa place dans le récit. Constamment interpellé, il peut se permettre d’être actif, proche des actions et capable de mener ses propres réflexions en parallèle des choix opérés par le protagoniste qu’il incarne tout au long du film. Ce parti pris augmente le réalisme de l’œuvre.

Cette vue subjective est donc un prisme par lequel, nous essayons en tant que jeunes bruxellois de donner un point de vue propre à nous. Et cela englobe une vision plus grande, celle des contemporains de 2018 sur la Grande Guerre de 1918.

Pour trouver des exemples de vision subjective, il faut se plonger dans les jeux vidéo tels que Battlefield et la littérature des jeux dont vous êtes le héros.

11.11.18 : la vision subjective

Django Schrevens,
Antoine Sauwen,
Sébastien Plazaneix,
Yvain De Ryck

11.11.18 : présentation des réalisateurs

Django Schrevens
Django Schrevens

Aussi appelé Monsieur Jango, il prend part à l’écriture du scénario et au recrutement des comédiens. Il joue le rôle de Vision, le protagoniste du film qui incarne la vision subjective. Notre caméracteur. Son énergie débordante, sa volonté et son expérience d’acteur dans le cinéma ont fait de lui l’initiateur de ce projet.

Antoine Sauwen
Antoine Sauwen

Autrement appelé Le contremaître, il est responsable des moyens et ressources technologiques. Il se procure le matériel nécessaire et contacte les professionnels susceptibles de nous épauler et de collaborer à la confection du projet. Il a un regard avisé sur tout le processus de création et son logement est le QG du groupe. Sa confiance et son sens des responsabilités en font le ciment de l’équipe.

Sébastien Plazaneix
Sébastien Plazaneix

Aussi appelé Constructore. Il est responsable de la conception du décor, de la confection du casque de Vision et de l’identité visuelle. Lors du tournage, c’est lui qui chorégraphie les mouvements de Vision dans la tranchée. Il est sans nul doute le plus déterminé de 11.11.18, et si cela ne tenait qu’à lui, la tranchée ferait un kilomètre !

Yvain De Ryck
Yvain De Ryck

Autrement appelé Joe La Mouk. Le scénariste. Il est responsable de la direction d’acteurs et la confection de tous les dossiers afférents. Il est très remonté ces temps-ci et a beaucoup de choses à vous dire.

Django Schrevens,
Antoine Sauwen,
Sébastien Plazaneix,
Yvain De Ryck

11.11.18 : note d’intention des réalisateurs

Un long-métrage tourné en un seul plan séquence, dans une tranchée en vue à la première personne afin d’offrir un nouveau regard sur la Première Guerre Mondiale, et commémorer le centenaire de l’armistice.

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11.11.18 : synopsis du long-métrage

11 Novembre 1918
05h47

Le trac grimpe dans l’assemblée.

Je suis prêt.

Les fusils sont accordés, le caporal a harangué, le ton est donné, dans une heure, le rideau s’ouvre sur 500 mètres de No man’s land, acclamés par nos macchabées sous les cris des mitrailleuses ennemies.

Là on attend.

Piégés dans ces coulisses de l’enfer, ce sont les obus qui battent la mesure. L’orchestre attend dans l’ombre le signal fatidique du chef.

Silence.

Aujourd’hui, vous ne m’entendrez pas jouer…

Django Schrevens,
Antoine Sauwen,
Sébastien Plazaneix,
Yvain De Ryck