En ce moment
Cette page s'inspire du mouvement nownownow.com initié par Derek Sivers en 2015.
Alors, qu’est-ce que tu fais en ce moment ?
Ce que je lis
Greenlights paru aux Éditions du Seuil. Ce n’est pas vraiment une autobiographie classique. McConaughey décrit lui-même son objet littéraire comme un recueil de souvenirs, vérités et réflexions tirés de journaux intimes qu’il tient depuis l’âge de quinze ans.
Mi-mémoires, mi-philosophie de vie, avec des poèmes, des anecdotes, des photos et des formules qui ressemblent parfois à des mantras. Une sorte de livre de sagesse personnelle, un self-help intéressant.
Les greenlights sont la métaphore centrale du journal. Quand ils sont verts, tout s’aligne. La vie te dit oui. La couleur orange représente les avertissements et les hésitations. Les feux rouges sont les échecs et les coups durs. Sa thèse consiste à dire qu’avec le recul et le bon état d’esprit, les feux rouges finissent toujours par passer au vert. Les obstacles se révèlent être des redirections nécessaires et l’échec porte en lui une leçon qui, plus tard, te propulse.
McConaughey y parle de son enfance au Texas, de ses débuts chaotiques à Hollywood et de la montée en puissance qui s’ensuit, ses choix de carrière délibérément à contre-courant, mais aussi de sa vision du mariage, de la paternité et de la spiritualité.
Je ne cherche pas à me faire la morale. J’aime simplement les récits de vie. Bref, j’avais déjà vu passer le bouquin à sa sortie en librairie. Je m’étais promis de m’y attaquer un jour. Et je ne le regrette pas.
Ce que j’écris
Du code. Passionnément.
Ce site internet en est. Je le remets au goût du jour quand le besoin s’en fait sentir. Écrire du code est un acte créatif profond, presque poétique. C’est inventer un langage dans le langage en choisissant les bonnes abstractions. Ce site est fait maison. Avec mes petites mains. Sans IA. Sans CMS. Il est infiniment plus qu’une vitrine. C’est une œuvre ressentie. J’en soigne la typographie, les couleurs, l’agencement et la navigation de façon à ce que cela me procure de l’émotion.
Des mots. À la folie.
Il y a d’abord un projet de podcast, en chantier depuis plusieurs mois. J’en suis toujours à la phase d’écriture. Je n’enregistrerai les épisodes que lorsque les textes seront ce qu’ils doivent être, et que chaque épisode tiendra debout seul et en série.
Puis, un projet de récit dont je tairai la forme et qui mobilise une grande partie de mon temps de cerveau disponible.
Et enfin, tous les billets de blog à paraître prochainement. Cela prend son temps, mais mes journées ne durent que vingt-quatre heures.
Ce que je mets en jeu
La direction d’acteurs est une discipline que je pratique depuis presque aussi longtemps que je joue. Ce sont deux facettes d’une même compréhension du jeu. Cette posture artistique est cohérente par rapport à ma vision et je ne la considère pas comme une anomalie.
Sur la table, différents auteurs issus du répertoire classique et contemporain : Jean Racine, Victor Hugo, Alfred de Musset, Guy de Maupassant, Louis Aragon, Bernard-Marie Kotlès, Laurent Gaudé et Isidore Ducasse, autrement connu sous le pseudonyme de comte de Lautréamont.
Sur le plateau, plusieurs comédiens. Ensemble, nous dégageons des pistes de travail et de réflexion pour affiner leur façon d’habiter leur partition.
Ce que je regarde
En ce moment, Sons of Anarchy. Une série dramatique américaine, créée par Kurt Sutter et largement diffusée entre 2008 et 2014, qui relate le quotidien d’un club de motards hors-la-loi. Je suis très sensible aux thématiques de loyauté, de famille et de pouvoir qui se nouent et se dénouent au fil des saisons.
Il y a quelque chose de shakespearien dans la manière dont les personnages, tiraillés entre ce qu’ils doivent à leur clan et ce qu’ils veulent pour eux-mêmes, portent leurs contradictions. Les trahisons viennent rarement des ennemis et presque toujours de l’intérieur. Il y a cette notion de tragédie dynastique : une lignée, un héritage, une couronne à transmettre ou à arracher.
Sons of Anarchy, c’est Hamlet. Avec un peu plus de cuir… et une Harley.